Les films du Mexique

, par  Sophie

Édition 2009

-  Vers une Nouvelle Santé de Promedios (Mexique)
L’isolement des communautés, la discrimination en ce qui concerne soins médicaux et programmes de planification familiale, entre autres, ont généré de la méfiance de la part de bien des autochtones face à la manière dont l’État mexicain souhaite résoudre les problèmes de santé publique. Dans ce film, les promoteurs de santé autonomes zapatistes travaillent pour la santé publique, récupérant les connaissances de leurs ancêtres et apprenant les techniques de diagnostic et de traitements allopathiques.

Édition 2010

-  Corazon del Tiempo d’Alberto Cortés et Hermann Bellinghausen (Mexique)
Première fiction coproduite par les bases d’appui zapatistes, interprétée par les bases d’appui elles-mêmes, cette fiction nous parle du télescopage dans une communauté zapatiste entre le pouvoir de la tradition et les transformations profondes qu’a provoquées le mouvement zapatiste. Tendre et déconcertant, ce film vous fera plonger au cœur d’une communauté rebelle où trois générations de femme reprennent en main leur destin.

-  Acteal, 10 años de impunidad, y cuanto mas ? de José Alfredo Jimenez (Tsotsil - Mexique)
En avant-première, projection du film produit par le collectif Koman Ilel pour la mémoire des 45 personnes, en majorité des femmes et des enfants, qui ont été massacrées le 22 décembre 1997 à Acteal, au Chiapas. Les responsables de ces atrocités n’ont jamais été condamnés.

Édition 2012

-  Le Cri de la Terre de Lucio Olmos (Totonac - Mexique) du Centre pour les Arts autochtones (Mexique)
La Terre Mère, à l’aspect d’une magnifique jeune femme, déplore le mal qui est fait au monde.

-  Eau, notre Vie, notre Espoir de Promedios/Ciepac (Mexique)
La privatisation de l’eau se mène, dans le monde entier, sous le contrôle de l’OMC, de la Banque Mondiale, du FMI et du Traité dit de Libre Commerce. Cette privatisation implique également celle des grands barrages et de l’énergie électrique qu’ils génèrent. Industries et gouvernements se sont déjà emparés de plus de 60% des grands fleuves du monde mais ils en veulent toujours plus… Grâce à une prise de conscience croissante de la société, diverses résistances commencent à émerger pour lutter contre l’appropriation de l’eau par quelques-uns. Surtout, des alternatives se font jour afin de garantir que l’accès à l’eau soit un droit humain.

-  Et le Fleuve Coule Encore… de Carlos Perez Rojas (Mixé – Mexique)
Depuis 2003, le gouvernement mexicain cherche à construire La Parota, un barrage hydroélectrique
qui inonderait plusieurs villages au sud d’Acapulco, dans l’Etat du Guerrero. Ce film nous emmène au cœur de la résistance des paysans qui, à travers leur vie et leur travail, nous parlent de leur amour pour leur terre.
- Prix Alanis Obomsawin du meilleur documentaire - Festival ImagineNATIVE 2010
- Prix Tambour d’or - Nepal International Indigenous Film Festival 2010

Édition 2015

-  Tramas y trascendencias de Flor De María Álvarez de Medrano et Loida Cúmez Sucuc (Maya - Mexique)
Un documentaire qui témoigne avec pudeur du traumatisme qu’entraîne tout abus sexuel, ainsi que des comportements post-traumatiques parfois hérités de génération en génération et qui empêchent de profiter pleinement de la vie. Trois femmes se confient et tentent d’expliquer leurs émotions qui sont autant de blocages dans leurs relations avec leur corps et leur âme. Ce film aborde également les premières mesures qui ont été prises pour lutter contre cette réalité et trouver un moyen de la transformer.

-  Les fils de la vie des Femmes jaguar de Flor De María Álvarez Medrano et Loida Cúmez Sucuc (Maya - Mexique)
La violence, sous toutes ses formes, est l’un des fils avec lesquels la vie des femmes mayas s’est tissée au cours du temps. Il a marqué les couleurs et les dessins de leur vie, mais l’intensité de l’énergie féminine (Ix, le jaguar) leur a donné la force et la sagesse pour continuer à vivre et effacer les marques que la violence laisse sur son passage. Ce film témoigne de la nécessité d’éliminer la violence à l’égard des femmes, pour leur plénitude, celle des nouvelles générations, des peuples et de l’humanité dans sa globalité.

-  Koltavanej de Concepción Suárez Aguilar (Maya - Mexique)
Rosa Lopez est prisonnière politique au Mexique. Elle est détenue dans la Prison n°5 de San Cristobal de las Casas au Chiapas. Elle fait partie de l’organisation de prisonniers « Los Solidarios de la Voz del Amate », adhérente à l’Autre Campagne. Elle a été condamnée pour un enlèvement qu’elle n’a pas commis. Son seul délit est d’être pauvre et amérindienne.

-  Slikebal de Bernardino López (Maya - Mexique)
Víctor travaille comme cireur de chaussures dans le centre de San Cristóbal de Las Casas afin de pouvoir payer ses frais de scolarité et aider ses parents. Pour ce jeune maya de 12 ans, c’est un choix personnel, en accord avec les valeurs inculquées par sa mère qui souhaite que ses enfants soient indépendants et responsables. Alors que le travail des enfants est souvent critiqué, il est largement valorisé dans certaines zones rurales du Chiapas, au Mexique et ce documentaire nous en offre un portrait tout en nuances et en poésie.

-  El camino de Felipe de Juan M. Fernández Chico (Tarahumara - Mexique)
Felipe est un Tarahumara âgé qui vit dans la vallée de Juárez. Il doit trouver l’argent nécessaire pour payer le traitement médical de sa femme…

-  Fin De de Federico Cuatlacualt (Cholulteca - Mexique)
Dans ce court-métrage poignant aux couleurs chatoyantes, Jacobo, un oisillon prématuré, souhaite désespérément voler. Tandis que ses tentatives échouent sans cesse, un oiseau aztèque mythologique l’observe… Né à Puebla, au Mexique, Federico Cuatlacuatl est cholulteca. Son expression artistique mêle avec talent l’ancien et le nouveau, se servant de techniques et d’éléments visuels contemporains pour raviver et réinventer ses origines culturelles.

Édition 2016

-  Historia de la Sierra Madre de Omar Osiris Ponce (Nahuatl - Mexique) (Exclusivité Européenne)
Au cœur des paysages à couper le souffle de la Sierra occidentale du Mexique, les Wixarika (Huichol) et les Nayeri (Cora) risquent de perdre leurs terres traditionnelles et les sources d’eau qui fondent l’essence même de leurs cérémonies. Par ce film passionnant et à la beauté cinématographique impressionnante, le réalisateur rend hommage, de l’intérieur, à leurs histoires et à leurs combats pour protéger la terre, en résonance avec les luttes contre le changement climatique du monde entier. Le documentaire, selon le cinéaste, s’adresse avant tout aux communautés urbaines qui justifient la dépossession de ces territoires par leur besoin insatiable d’espaces à vivre. Il est important que ce film ait un impact au niveau international, « parce que finalement c’est un problème auquel sont confrontées toutes les régions du monde ».

AgendaTous les événements

Nous suivre