Les films des États-Unis

, par  Sophie

Édition 2010

-  Through Navajo Eyes - un projet coordonné par Adair & Worth, États-Unis, 1966, 30’
Films réalisés par les Diné (Navajo) de Pine Springs, Arizona, dans le cadre d’un projet mené par S. Worth et J. Adair à partir de 1966. Premier exercice de réalisation par des Autochtones.

-  In the Footstep of Yellow woman de Camille Manybeads Tso (Diné - États-Unis), 2009, 27’ (Exclusivité)
Une jeune fille de 14 ans raconte le périple de son ancêtre, Yellow Woman, du temps de la Longue Marche de 1864.


Édition 2011

-  The Sun sets on Twilight de Candace Manygoats, Keanu McCabe, Yusi Breland El Boujami, Shyanna Marks, Camille Manybeads Tso (Ateliers Outta Your Backpack Media - Diné - États-Unis), 2009, 5’ (Exclusivité)
De jeunes Diné nous disent ce qu’ils pensent des personnages amérindiens et de leur interprétation dans le célèbre et vampirique Twilight.

-  Shimasani de Blackhorse Lowe (Diné - États-Unis), 2009, 15’ (Exclusivité)
Mary Jane doit faire un choix : va-t-elle suivre les traces de sa sœur en quittant la réserve ou suivre la volonté de sa grand-mère et rester fidèle à sa culture ?

-  The Rocket Boy de Donovan Seschille (Diné), Deidra Peaches (Diné) et Jake Hoyungowa (Diné/Hopi), États-Unis, 2010, 15’ (Exclusivité)
Calvin est un jeune garçon qui a perdu son père et qui rêve de le retrouver. Il improvise un engin spatial en espérant pouvoir le rejoindre, allant à l’encontre des conseils de sa mère.

-  Run Red Walk de Melissa Henry (Diné - États-Unis), 2011, 10’ (Exclusivité)
Un chien de berger diné (navajo) part à la recherche de ses moutons perdus, à travers les collines et les vallées de la réserve. Tout au long de son périple, il croise des personnages inattendus.

-  Shimasani Grandma de Deidra Peaches (Diné - États-Unis), 2008, 4’ (Exclusivité)
Observant les représentants des futures générations, une grand-mère diné (navajo) se remémore son passé. Un film particulièrement beau, célébrant la vie mais aussi la perte des êtres chers.

-  Barking Water de Sterlin Harjo (Seminole/Creek - États-Unis), 2009, 81’
Hier, Irène et Frankie ont vécu une relation longue et tumultueuse. Aujourd’hui, alors que Frankie
est hospitalisé et qu’il souhaite reprendre contact avec sa fille, elle-même devenue mère,
Irene accepte de l’aider... Un road-movie, un voyage de retour au pays des ancêtres.


Édition 2012

-  March Point de Annie Silverstein, Tracy Rector (Choctaw/Seminole), Cody Cayou (Swinomish), Nick Clark (tribus Confédérées de Grand Ronde) et Travis Tom (Swinomish/Lummi), États-Unis, 2008, 56’ (Exclusivité)
Depuis des siècles, les Swinomish dépendent de la pêche à la palourde et aux crabes. Avant la colonisation, la tribu habitait la vallée Skagit et ses rivières. Mais en 1885, par le traité de Point Elliott, le gouvernement fédéral leur retire une grande partie de leurs terres. En compensation, les Swinomish se sont vus accorder le droit à des soins élémentaires gratuits, des droits de pêche et une petite réserve. Mais à la fin des années 1950, deux raffineries pétrolières sont construites à March Point. Un lieu qui, d’après les traités, se situe pourtant sur leurs terres… 2008. Cody Nick et Travis, trois adolescents swinomish, souhaitent réaliser un film de gangsters ou une vidéo de rap. Mais, au lieu de cela, il leur est demandé d’enquêter sur l’impact des deux raffineries situées sur les terres de leur communauté. March Point les suit alors qu’ils en viennent à mieux se comprendre, appréhender leur environnement et à prendre conscience de la menace qui plane sur leur peuple.

-  On the Ice de Andrew Okpeaha MacLean (Inupiat - Alaska États-Unis), 2011, 96’
Ce premier film d’Andrew Okpeaha MacLean, fiction pleine de suspense, nous dépeint le quotidien de deux adolescents, proches comme des frères, qui ont grandi dans un village d’Alaska, là où la terre, le ciel et la glace s’étendent à l’infini, créant paradoxalement un sentiment aigu de claustrophobie et d’isolement. Un matin, lors d’une sortie à la chasse au phoque avec un ami, une dispute éclate et dégénère rapidement en tragique accident. Ils dissimulent le corps mais pourront-ils vivre avec ce mensonge et éviter que leur responsabilité ne soit découverte par leur communauté ? Liés par ce sombre secret, les deux amis d’enfance devront s’inventer des alibis pour survivre. On the Ice explore les limites de l’amitié et de l’honneur.


Édition 2013

-  The Rocket Boy de Donovan Seschille (Diné), Deidra Peaches (Diné) et Jake Hoyungowa (Diné/Hopi), États-Unis, 2010, 15’
Calvin est un jeune garçon qui a perdu son père et qui rêve de le retrouver. Il improvise un engin spatial en espérant pouvoir le rejoindre, allant à l’encontre des conseils de sa mère.

-  Water is Life de Deidra Peaches (Diné) et Jake Hoyungowa (Hopi/Diné), États-Unis, 2013, 52’ (Exclusivité)
Water is life explore le caractère sacré de l’eau et montre à quel point l’industrialisation de la Nation navajo perturbe son mode de vie traditionnel. Deidra Peaches et Jake Hoyungowa s’adressent au public en montrant à quel point ils seront pour toujours affectés par les impacts de l’industrialisation et ses ramifications liées à leur environnement, leur gouvernement, leur santé et, surtout, leur mode de vie. Ce documentaire n’est pas un simple témoignage : le but est que la jeune génération navajo connaisse son histoire et préserve la culture de ses ancêtres. Jake et Deidra, bien que seulement âgés de 25 ans, s’efforcent d’incarner le changement qu’ils souhaitent voir prendre place.

-  OK Breathe Auralee de Brooke Pepion Swaney (Blackfeet/Salish - États-Unis), 2011, 16’ (Exclusivité)
Auralee cherche à s’évader d’une vie qui lui semble fade. Elle veut un bébé. Mais Colin, son petit-ami, n’est pas vraiment décidé. Souhaitant désespérément renouer avec ses origines autochtones, Auralee se met à la recherche d’un donneur de sperme amérindien. Un court-métrage sur la vie, l’amour, la maternité et la quête identitaire.

-  In Her Voice de Melissa Woodrow (Michahai-Wuksachi - États-Unis), 2011, 6’35 (Exclusivité)
Crystal retourne chez elle, après avoir manqué l’enterrement de sa grand-mère. Un film sur la recherche du pardon et sur le mélange du passé et des souvenirs avec des êtres chers.

-  Share the wealth de Bennie Klain (Diné - États-Unis), 2006, 8’ (Exclusivité)
Une femme amérindienne vivant dans la rue doit trouver un dollar pour payer la nouvelle taxe journalière imposée aux SDF.

-  Smokin’ Fish de Cory Mann (Tlinglit - Alaska) et Luke Griswold-Tergis (États-Unis), 2011, 80’
Cory Mann, jeune tlingit excentrique, se bat pour faire tourner sa petite entreprise à Juneau, en Alaska. Comme chaque année, il est rattrapé par une fringale de saumon fumé et par la nostalgie de son enfance. Il décide alors de passer l’été au camp de pêche traditionnel de sa famille pour y préparer du poisson dans le fumoir à saumon. L’histoire insolite de sa vie et l’histoire inédite de son peuple se mêlent à la préparation de la nourriture traditionnelle, aux difficultés pour payer factures, impôts et garder son entreprise à flot. A travers un humour décapant, Smokin’ Fish raconte les tentatives d’un homme pour évoluer dans cet espace de collision chaotique du monde moderne et d’une culture ancienne, pour composer avec les exigences de la modernité et la simplicité de la plénitude heureuse. Smokin’ Fish, ou comment gagner sa vie tout en profitant des petits bonheurs que la nature procure et que la famille assure.


Édition 2015

-  Drunktown’s Finest de Sydney Freeland (Diné - États-Unis), 2014, 78’ (Exclusivité)
Trois jeunes Diné (Navajo) s’efforcent d’échapper à la dureté de la vie sur une réserve indienne. Nizhoni a été adoptée et élevée comme une chrétienne par une famille blanche. Felixia, transsexuelle, rêve de devenir une top-modèle. Sickboy va devenir père et souhaite s’engager dans l’armée afin de mettre de côté son passé teinté de délinquance et de rébellion. Présenté en avant-première au Festival de Sundance, le premier long métrage de Sydney Freeland a aussitôt été porté par un buzz médiatique tant il bouleverse les représentations habituelles des Amérindiens dans les films de fiction américains. Porté par un casting en majorité diné et produit par Robert Redford, Drunktown’s Finest a su conquérir un large public grâce à la force du scénario mais également au talent indéniable de ses acteurs. Pour Carmen Moore (Diné), qui incarne Felixia John, le fait qu’elle ait obtenu le rôle est, en soi, révolutionnaire : « Dans la plupart des films hollywoodiens, c’est une femme qui joue un personnage transgenre, ou bien un homme qui porte une perruque et qui essaie de se faire passer pour une femme. Il est très rare que des transgenres soient choisis. Ce film a brisé cette tendance. Il faut quelqu’un avec un grand esprit créatif et beaucoup de détermination pour faire un tel film ».

-  Hoverboard de Sydney Freeland (Diné - États-Unis), 2012, 5’ (Exclusivité)
Fan de Retour vers le Futur II, une jeune fille pleine d’imagination, aidée de son ours en peluche, essaie de transformer son hoverboard en machine à voyager dans le temps.

-  Bloodlines de Christopher Nataanii Cegielski (Diné - États-Unis), 2014, 11’ (Exclusivité)
Quand un loup dévore un veau sur les terres de leur ranch, le jeune Dustin et son frère le prennent en chasse, espérant ainsi gagner l’estime de leur père. Mais quand Dustin tient le loup en joue, tout change.

-  The Migration de Sydney Freeland (Diné - États-Unis), 2008, 10’ (Exclusivité)
Dans ce conte post-apocalyptique qui résonne avec des échos de l’histoire, l’année 2050 est synonyme de terre brûlée et de réchauffement climatique. Un gouvernement autoritaire poursuit un frère et une sœur, qui s’échappent à travers le désert pour protéger l’espoir de l’humanité.

-  Ronnie BoDean de Steve Judd (Kiowa/Choctaw - États-Unis), 2015, 12’ (Exclusivité)
Ronnie BoDean est une petite frappe plus vraie que nature qui se met facilement en rogne et qui a sûrement une case en moins... Il doit rapidement se remettre d’une gueule de bois carabinée et utiliser tout son savoir-faire de gars des rues pour être à la hauteur du plus grand défi de sa vie : garder les enfants de sa voisine qui vient d’être arrêtée... Un film produit par les célèbres Chris Eyre
(Phoenix Arizona) et Richard van Camp (The Lesser Blessed).

-  À la recherche du meilleur taco indien du monde de Steve Judd (Kiowa/Choctaw - États-Unis), 2010, 15’ (Exclusivité)
L’histoire fantaisiste d’un grand-père choctaw qui régale son petit-fils en lui racontant le destin d’un homme surnommé « Trois nuances de noir », en quête de l’ultime repas de ses rêves.

-  Neil découvre la lune de Steve Judd (Kiowa/Chocktaw - États-Unis), 2011, 1’ (Exclusivité)
C’est un grand pas pour l’homme et un bond de géant - en arrière - pour l’humanité que dépeint cette animation en stop-motion, réinvention acidulée et savoureusement insolente du débarquement lunaire.

-  Huitzilopochtli (Colibri) de Tracy Rector (Seminole/Choctaw - États-Unis), 2012, 4’ (Exclusivité)
Dans ce court métrage hypnotisant, le colibri plonge et file comme une flèche avec grande agilité, symbole de la fertilité et de la joie. Huitzilopochtli est une expression de la volonté, de la force et de la survie portée par la danse.


Édition 2016

-  In this manner I am de Velma Kee Craig (Diné - États-Unis), 2010, 5’ (Exclusivité)
Une jeune femme diné rencontre un non-autochtone au coin d’une rue. La conversation s’engage
autour de l’expression « Doo Dine nishliida », « Je ne suis pas diné » ou, littéralement, « je ne suis pas une personne », « diné » voulant dire « personne » ou « être humain » et étant le terme par lequel les Navajo se désignent eux-mêmes…

-  Gaa-ondinang dakawaanowed Makwa (How bear got a short tail) de Elizabeth Day (Ojibwé - États-Unis), 2015, 10’ (Exclusivité)
Cette animation, entièrement tournée en langue anishinaabe, raconte l’histoire de l’ours Makwa qui
aimait se vanter de sa magnifique queue et faire ainsi enrager Renard, condamné à sa queue ébouriffée… Mais Gaa-ondinang dakawaanowed Makwa est avant tout une leçon d’humilité, dont Makwa sera le premier à faire les frais.

-  First Contact de Steven Paul Judd (Kiowa/Choctaw - États-Unis), 2015, 2’ (Exclusivité)
Deux Autochtones hésitent à accueillir des missionnaires arrivant au large... Une nouvelle animation
pleine d’humour caustique par le désormais célèbre Steven Paul Judd, invité et lauréat du Prix du
meilleur film d’animation lors du Festival Ciné Alter’Natif 2015.

-  He can’t be caught de James Lujan (Taos Pueblo - États-Unis) et Clementine Bordeaux (Lakota - USA), 2006, 13’ (Exclusivité)
Lors de la nuit d’Halloween, sur la réserve, difficile de distinguer les farceurs des vrais monstres...
Un jeune couple tombe sur une créature étrange et poilue qui pourrait bien être le géant Big Foot.

-  Le 6e monde de Nanobah Becker (Diné - États-Unis), 2011, 15’ (Exclusivité)
Dans la culture navajo (diné), le monde dans lequel nous vivons est le cinquième... Mais dans le
sixième monde, la population a tellement augmenté que la Terre n’offre plus suffisamment d’espace. Tazbah Redhouse, astronaute d’origine diné, a pour mission de rejoindre la planète Mars et de la coloniser. Mais la nuit qui précède le vol, elle fait un rêve et pressent que cette mission ira bien au-delà de l’objectif affiché.

-  Trudell d’Heather Rae (Cherokee - États-Unis), 2005, 80’
L’aventure commence il y a quinze ans, lorsque la réalisatrice, Heather Rae, décide de raconter John Trudell, poète, acteur et activiste amérindien, à travers ses voyages, ses mots et son engagement. Elle le suit alors pendant dix ans, fixant sur pellicule les poèmes chantés et les discours politiques que l’auteur déclame dans un style qui lui est si particulier. Dix années de travail en auto-production qui lui ont permis de se rapprocher de l’univers de Trudell, de ses amis comme de ses démons. Dix années de confiance, de respect et d’amitié. Film qui s’éloigne des formes traditionnelles du biopic et du cinéma documentaire, Trudell associe images d’archives, extraits de concerts, interviews et images abstraites, explorant l’une des personnalités marquantes de l’histoire contemporaine, rappelant ainsi l’esprit « coyote » de John Trudell, tout en respectant le style puissant et évocateur de son œuvre.


Édition 2017

-  Water is life de Joseph Erb (Cherokee - États-Unis), 2016 (Exclusivité française)
Un film d’animation percutant qui résume avec une efficace clarté les enjeux des événements qui ont eu lieu sur la réserve de Standing Rock aux États-Unis en 2016. Ces mobilisations pacifistes, pourtant réprimées dans la violence par l’État américain et les polices privées des entreprises, avaient pour but de protéger les sources d’eau naturelles face à la construction d’un pipeline géant. Joseph Erb est réalisateur, producteur, enseignant, linguiste et spécialiste de la langue cherokee. Il est l’auteur de la première animation en langue cherokee, The Beginning They Told et a recours au cinéma d’animation pour enseigner le creek muscogee et le cherokee.


Édition 2019

-  dukwlb∂l swatixwt∂d de Tracy Rector (Seminole/Choctaw - États-Unis), 2018, 5’ (Exclusivité)
La terre perdure malgré les incursions de centrales électriques et d’autoroutes, tandis que les habitants chantent et jouent du tambour pour célébrer l’océan, les montagnes et les êtres vivants de la mer Salish.

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