La surchauffe du Nord à travers le regard des Inuit

, par  Sophie

Montrer le Nord et les bouleversements climatiques qu’il connaît à travers les yeux des Inuit. C’est le défi que s’est lancé le Wapikoni mobile qui compte maintenant sur l’Association du jeune Montréal pour y arriver, parce que tourner dans le Nord, ça coûte cher !

Un article de Julie Marceau publié le 11 mars 2020 sur Espaces autochtones

© Wapikoni mobile

Souveraineté narrative dans le cinéma

C’est pour leur permettre de filmer cette réalité que l’équipe du Wapikoni mobile a créé le projet Regards du Nord. Il vise à permettre aux Inuit de réaliser des courts métrages au Nunavik.

"C’est une priorité, les Regards du Nord, parce que nous n’avons pas été capables dans les dernières années d’assurer une présence dans les territoires arctiques et c’est extrêmement important parce qu’il y a urgence climatique, parce qu’ils seront les premiers réfugiés climatiques de notre pays", explique Odile Joannette, directrice générale au Wapikoni mobile.

Fondé en 2004, ce studio ambulant de production audiovisuelle permet depuis 15 ans aux Autochtones de réaliser des courts métrages qui voyagent à travers le monde grâce aux festivals. Mais financer la production cinématographique dans le Nord est onéreux.

"Moi je dis tout le temps : on fait de la magie. De la magie avec des moyens extrêmement simples. Voyager dans l’Arctique, juste un billet d’avion c’est à peu près pareil comme aller en Thaïlande, fait que faire un projet au Nunavik, c’est le même coût de déplacement que de faire un projet à l’international très très loin", ajoute la dirigeante de l’organisme.

Voir en ligne : Lire l’article en intégralité sur Espaces autochtones

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