REEL Injun : Indiens et stéréotypes au cinéma

, par  Sophie

Cet article a été initialement publié dans le n°8 du C@mérindien, seule revue française sur le cinéma et les autochtones publiée par De le Plume à l’Ecran.

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Pour citer l’article :
GERGAUD Sophie, "Reel Injun : indiens et stéréotypes au cinéma", in C@mérindien, DPAE, Décembre 2011.

Projeté en salle pour la première fois en France en version intégrale, Reel Injun a rencontré un franc succès, tant à l’ouverture qu’à la clôture du Festival Ciné Alter’Natif. Accompagnées d’un débat à Nantes avec Catherine Boivin, jeune réalisatrice atikamekw (Québec, Canada), et, à Paris, avec Chad Burris, producteur chickasaw (Oklahoma, USA), ces deux projections resteront parmi les temps forts du festival 2011. Humour, dérision, réflexion, analyses historiques, entretiens avec des stars du grand écran, montage inspiré et images puissantes... la richesse de forme et de fond de Reel Injun en fait, sans conteste, un grand moment de cinéma. A voir absolument.

Plus de 4 000 films ont été produits à Hollywood sur les Indiens d’Amérique... définissant ainsi la manière dont le monde allait se les représenter pendant plus d’un siècle. Or le cinéma hollywoodien a très souvent dépeint les peuples autochtones des Amériques de manière erronée et, si cette représentation majoritairement négative a eu un impact majeur sur la perception qu’ont d’eux les non-autochtones, ses conséquences ont également été désastreuses sur la façon dont les Amérindiens se perçoivent eux-mêmes.

Images d’Indiens, Indiens imaginaires

Neil Diamond a grandi à Waskaganish, une communauté cri très isolée sur la côte de la Baie James, près du cercle Arctique. « Là-bas, personne ne porte de plumes ni ne monte à cheval. Pourtant le monde entier pense que c’est le cas, à cause des films », relève le réalisateur. « Enfant, je ne m’identifiais pas aux Indiens de cinéma. Ils avaient l’air tellement différents de nous. Mes camarades d’école me demandaient si nous, les Indiens, vivions toujours dans des tipis et si nous parlions l’« Indien » entre nous [1] ».
Avec Reel Injun, le cinéaste nous convie à un voyage fascinant au coeur de l’Amérique et du Grand Nord canadien. Ce road-movie, long métrage documentaire, retrace l’évolution de la représentation des Amérindiens de l’époque du cinéma muet jusqu’à nos jours. Avec des extraits de grands classiques et de films récents, agrémentés d’interviews candides de réalisateurs, acteurs, écrivains et militants célèbres, amérindiens ou non, Neil Diamond fait défiler les images amérindiennes du cinéma, depuis le mythe du bon sauvage, en passant par le sauvage assoiffé de sang, pour se diriger, enfin, vers une vision moins stéréotypée avec des films comme Atanarjuat ou Mémoires de nos pères. Au cours de ce voyage initiatique passionnant, Diamond nous emmène à travers quelques uns des paysages les plus emblématiques du cinéma hollywoodien, comme Monument Valley, décor mythique des plus grands westerns, et les Black Hills du Dakota du Sud, berceau de Crazy Horse... et de nombreuses légendes cinématographiques.

Reel Injun donne le ton

Etonnamment, ce film stimulant, perspicace et divertissant porte un regard amusé et affectueux sur le 7ème art. Et pour la première fois, il offre aux descendants des protagonistes des toutes premières images animées de l’histoire l’opportunité de raconter à leur façon plus d’un siècle de cinéma. Loin d’un banal documentaire qui énumérerait d’un ton accusateur et moralisateur les divers stéréotypes dont ont été victimes les Amérindiens, Reel Injun séduit grâce à la subjectivité créative de Diamond qui imprègne tout le film. Le regard qu’il porte sur les personnages créés de toutes pièces par Hollywood fait mouche et la façon dont il se place, en tant qu’Amérindien, par rapport à tous ces clichés donne au film toute sa richesse et le rend indubitablement unique. L’humour du cinéaste contribue énormément à l’aspect captivant du film. Comme l’indique l’écrivain cri Xavier Kataquapit : « en tant qu’Indien cri, Neil sait très bien que faire rire quelqu’un pour lui apprendre quelque chose est une tradition qui vous garantit que votre histoire sera appréciée... et surtout retenue » [2].
L’équipe de De la Plume à l’Ecran a découvert Reel Injun à New York, lors du Native Film and Video Festival de la Smithsonian (voir C@mérindien 9-11). Cette projection reste un moment inoubliable pour tous ceux qui ont eu la chance d’y assister. Au début du festival, spectateurs comme réalisateurs invités ne cachaient pas leur impatiente curiosité en échangeant quelques scoops sur ce film qui était sûrement parmi les plus attendus de toute la programmation. Le grand soir venu, la salle était pleine à craquer. Un bouche-à-oreille très flatteur venu du Canada avait su convaincre de nombreux Amérindiens qu’ils ne devaient manquer cette projection sous aucun prétexte. Et ils n’ont pas été déçus. Hilares, beaucoup se reconnaissaient dans cette dénonciation des stéréotypes au ton décapant, ironique, tout en auto-dérision... Pour tous les Amérindiens qui ont été, à un moment ou à un autre de leur vie, victimes de clichés réducteurs et souvent racistes, Reel Injun sonne juste, émeut et fait sourire.

Un film qui parle à tous

Si Neil Diamond réserve plusieurs clins d’œil à destination de ses comparses amérindiens ou de passionnés initiés à la vie sur les réserves (comme par exemple le choix d’une authentique rez car comme véhicule de croisière), ce film passionnant s’adresse à un auditoire bien plus large. Les nombreux extraits de films permettent à chacun de revivre les grands moments de cinéma qui l’ont ému, fait rire ou bien pleurer depuis l’enfance et qu’il avait un peu oubliés. De Bugs Bunny à Danse avec les Loups, en passant par Little Big Man, nous revivons ces images et réalisons à quel point elle font partie de notre imaginaire collectif, tout en les regardant dorénavant sous un angle nouveau.
Dans sa version diffusée par Arte en 2009 sous le titre d’Hollywood et les Indiens, le film de Neil Diamond a en fait été amputé d’une trentaine de minutes. De précieuses scènes ont été mises à la corbeille au nom du calibrage audiovisuel et des sacro-saintes 52 minutes auxquelles sont trop souvent condamnés les réalisateurs de documentaires. Pour le comité de sélection du Festival Ciné Alter’Natif, il était cependant essentiel de projeter Reel Injun dans son intégralité, tant certaines scènes sacrifiées réunissaient précisément ce qu’il y a d’unique et de si percutant dans l’humour de Neil Diamond...

Des scènes d’anthologie inoubliables

Et quoi qu’en pensent certains, l’humour amérindien transcende les frontières et les barrières culturelles. En témoignent les crises de rire et les applaudissements chaleureux qui ont suivi les deux projections que nous avons organisées en France. De quoi faire réfléchir les distributeurs qui pensent trop souvent que des films « trop indiens » ne sauront pas trouver leur public hors des frontières américaines...
Certaines scènes brillent comme des pépites, si drôles qu’on ne se lasse pas de les voir et revoir. Comme celle où un couple de vieux Navajo vivant à Monument Valley regarde pour la première fois l’un des nombreux films de John Ford auxquels ils ont participé pendant leur jeunesse. A l’époque, les scénaristes ne se fatiguaient pas à écrire les textes des figurants amérindiens : seuls les sous-titres anglais ajoutés au montage importaient. On laissait donc les Amérindiens improviser dans leur propre langue... Dans leur hogan traditionnel, sous l’oeil rieur de Neil Diamond, les deux Navajos s’amusent aujourd’hui à traduire les tirades moqueuses et parfois insultantes que leurs compères lançaient aux acteurs blancs, totalement ignorants. Douce vengeance...
L’absurdité de certaines révélations laisse parfois songeur. On y apprend ainsi que pendant des décennies, l’Indien le plus célèbre des plateaux de tournage hollywoodiens fut en fait... un Sicilien ! Mais qui connaît vraiment Espera DeCorti, héros d’énormes succès tels que La Flèche brisée ou La Captive aux yeux clairs ? Cet enfant d’immigrés italiens se cachera toute sa vie derrière le pseudonyme d’Iron Eyes Cody, refusant de laisser ses habits de scène au vestiaire...

Un film aux multirécompenses, porté par un casting de stars

Reel Injun a été projeté lors de nombreux festivals ainsi qu’au sein de plusieurs musées dont, parmi les plus prestigieux, le Museum of Modern Art de New York et le Museum of London. En avril 2011, le film a reçu le Peabody Award, prix récompensant l’excellence – rien de moins – dans le domaine des médias numériques. Plus tôt, en novembre 2010, Reel Injun recevait trois Geminis, dont le très convoité Canada Award qui récompense une œuvre abordant la question de la diversité raciale et culturelle du pays. Pour l’Académie canadienne de cinéma et de la télévision, « Reel Injun porte un regard distrayant et pertinent sur l’Indien d’Hollywood. (…) Voyageant au cœur des Etats-Unis et dans le Grand Nord canadien, le réalisateur cri Neil Diamond nous montre comment le mythe de « l’Indien » a influencé la compréhension – et l’incompréhension – du monde à l’égard des autochtones du continent. (…) ». Aux Geminis, Reel Injun a également remporté le prix du meilleur réalisateur de documentaire et de la meilleure recherche graphique. Il y a également été sélectionné pour le Donald Brittain Award, prix récompensant le meilleur documentaire socio-politique, ainsi que pour la meilleure bande originale musicale de documentaires ou séries télévisées.
Le casting est à la hauteur de ces hautes distinctions décernées par la profession. De nombreuses stars ont répondu à l’appel du cinéaste. Comme par exemple Jim Jarmusch, le réalisateur du très inspiré et décalé Dead Man avec Johnny Depp et Gary Farmer dans les rôles amérindiens principaux. Un brin d’ironie dans la voix, Clint Eastwood, légende vivante du panthéon hollywoodien, raconte quant à lui une anecdote sur le tournage de l’un de ces nombreux westerns qui lui ont permis de gagner ses jalons de célébrité : « Le réalisateur s’est écrié “Amenez-moi un véritable Indien, je le veux au premier plan !” mais on n’a pas pu en trouver un seul parmi l’équipe de figurants ! »... Mais il partage également son expérience de travail avec des comédiens autochtones, comme par exemple Adam Beach dont il salue l’interprétation remarquable dans Mémoires de nos pères. Originaire de la réserve saulteaux de Dog Creek, dans le Manitoba (Canada), Adam Beach est l’un des comédiens amérindiens les plus en vogue du moment. Il a récemment reçu un Golden Globe pour son interprétation dans la série télévisée Bury My Heart at Wounded Knee. Beach est reconnu comme un acteur majeur depuis plusieurs années maintenant, notamment grâce à sa prestation dans le film de John Woo, Les messagers du vent, pour lequel il a dû apprendre le navajo afin d’incarner l’un des Code talkers, ces Navajos engagés par l’armée américaine pour développer un langage codé pendant la Seconde guerre mondiale. Mais sa notoriété, il l’a doit à Chris Eyre (réalisateur Cheyenne/Arapaho). C’est en effet grâce au plus célèbre des réalisateurs amérindiens que Beach est remarqué dans Phoenix Arizona, cinquième plus gros succès du cinéma indépendant américain de l’année 1998 et premier film amérindien à connaître une sortie commerciale à l’étranger. Leur collaboration continuera avec A thief of time et Skinwalkers, deux adaptations des célèbres romans de Tony Hillerman.
Les célébrités sollicitées par Neil Diamond ne s’arrêtent pas à la scène hollywoodienne : les militants amérindiens ont également répondu présents. 36 ans plus tard, l’actrice et activiste Sacheen Littlefeather revient sur la cérémonie des Oscars de 1973. Marlon Brando, refusant la récompense de meilleur acteur pour son rôle dans Le Parrain, l’avait alors missionnée pour le représenter et lire, en direct, un discours qui mettait en pleine lumière à la fois le mauvais traitement réservé aux Amérindiens dans l’industrie cinématographique et la répression terrible qui se déroulait au même moment sur la réserve de Pine Ridge, dans le Dakota du Sud, lors du siège de Wounded Knee. Russell Means a participé à cet événement marquant des années 1970. Ce leader politique, parmi les plus connus et les plus prolifiques d’Amérique du Nord, confie au réalisateur de Reel Injun qu’en plein siège de Wounded Knee, il ne pensait pas qu’ils allaient s’en sortir. « On n’avait vraiment pas le moral et puis tout d’un coup, Marlon Brando et Sacheen Littlefeather, en pleine cérémonie des Oscars, nous ont insufflé une réelle inspiration ». Il revient également sur son enfance et se souvient de l’influence néfaste que les westerns pouvaient avoir sur les relations interraciales : inévitablement, à la sortie des projections du samedi matin auxquelles il assistait avec son frère, des bagarres éclataient lorsque des Blancs les remarquaient et les identifiaient comme Indiens, les « méchants » à combattre.
Means a su allier une double carrière de militant provocateur et de comédien, non sans contradiction parfois, comme par exemple lorsqu’il joue Chingachgook dans Le Dernier des Mohicans, film abondamment critiqué pour sa vision passéiste et ultra-romantique. Mais pour Means, l’important c’est qu’il s’agisse d’un rôle conséquent incarné par un Amérindien. Comme beaucoup, il considère comme raciste et discriminatoire le fait que des personnages amérindiens soient incarnés par des non-Amérindiens. Avec plus de légèreté, Chris Eyre réagit un peu différemment : « Des Blancs qui jouent aux Indiens ? J’adore ça, parce que c’est drôle ! », confie-t-il dans Reel Injun. Il est vrai que de voir Elizabeth Taylor, Charles Bronson et autre Elvis Presley tartinés de fond de teint et coiffés de perruques mal ajustées a de quoi faire sourire.

Le chemin est encore long...

Mais en 2009, le casting de Twilight a déclenché des commentaires moins amusés. De nombreux Amérindiens se sont en effet offusqués de voir qu’aujourd’hui encore, les rôles de personnages principaux amérindiens sont encore confiés à des non-autochtones, comme ce fut le cas pour Taylor Lautner qui joue Jacob Black dans la série de films à succès Twilight. Pour Lydia Ponce [3], ce comportement est révoltant : « Twilight compte parmi les rares films commerciaux dont l’intrigue accorde une place importante à des personnages amérindiens. C’est vraiment triste de voir que des agents en position de force dans le milieu cinématographique demandent à des acteurs connus d’origine philippine ou asiatique de jouer ce type de rôles. Les occasions sont trop rares. Quand des responsables de films comme Twilight choisissent volontairement et en toute connaissance de cause des non-Amérindiens pour jouer des personnages amérindiens, cela fait croire que nous ne sommes pas assez bons pour jouer nos propres représentations. Aujourd’hui, les communautés amérindiennes regorgent de talents, connus ou à découvrir. Comment pouvons-nous accepter que des Philippins ou des membres d’autres groupes ethniques soient fabriqués de toutes pièces et vendus sur le marché comme l’image nouvelle et améliorée de ce que serait le parfait Amérindien ? ».
La production a tout d’abord justifié son choix en précisant que Lautner était le plus talentueux des acteurs auditionnés... Pourtant, plusieurs comédiens amérindiens ayant atteint une certaine notoriété n’auraient jamais été invités à passer les portes du casting. De plus, pour la production, Lautner « a vraiment l’air d’un Indien », peut-être même plus que certains « vrais Indiens » qui sont aujourd’hui « tellement métissés qu’on dirait des Blancs ». L’agent de Lautner aurait même déclaré que tout cela n’était pas très important car « personne ne verrait la différence » ! [4] Ce qui questionne une nouvelle fois l’image que nous avons des Amérindiens et à laquelle ils devraient se conformer pour être considérés comme « véritables ». Il serait temps, pourtant, que le public remette en cause ce genre de représentations mentales dépassées et accepte de voir que les Amérindiens, aujourd’hui, sont multiples et ne présentent pas un visage-type unique mais une mosaïque de profils tout aussi authentiques les uns que les autres [5].
C’est pourquoi nous avons tenu à programmer le film The Sun Sets on Twilight, réalisé par les jeunes adolescents navajo des ateliers Outta Your Backpack Media (Flagstaff, Arizona) ainsi que Blue in the Face de la réalisatrice cr Myron Lameman en avant-première et en introduction des séances de Reel Injun pendant le festival. En effet, ces deux courts-métrages caustiques permettent d’aborder sous un nouveau jour les deux blockbusters américains Twilight et Avatar. Certes ces films offrent une vision présente ou futuriste des Améridiens – ce qui change de la tendance passéiste habituelle d’Hollywood. Pourtant, la modernité de ces représentations ne doit pas faire oublier les schémas discriminatoires et, pour Jesse Wente (6), colonialistes, qui forment la structure de ces deux récits au succès planétaire. Pour le critique de cinéma ojibway, « le simple fait d’assimiler les Quileutes à des vampires suggère que les Amérindiens et leurs histoires ne sont que le résultat de fantasmes. Les vampires, après tout, sont des créatures imaginaires ! Mais pas les Quileutes. (…) Regarder Twilight m’a rappelé cette fois où je suis rentré dans un magasin. Sur une étagère, il y avait des petites figurines représentant des personnages du Seigneur des Anneaux, y compris des elfs et des orques. Sur la même étagère, il y avait des figurines amérindiennes, certaines faisaient partie de la collection de L’Ouest sauvage. Comme si, elles aussi, avaient été le fruit de l’imagination débordante de J.R.R. Tolkein. (…) Pendant plus d’un siècle, nous n’étions pas ceux qui racontaient nos propres histoires et nos propres représentations à l’écran nous échappaient. Ce n’est plus vrai aujourd’hui ».
Comme le montrent à la perfection The Sun Sets on Twilight, Blue in the Face ou Reel Injun, les Indiens sont aujourd’hui passés derrière la caméra et savent se jouer des vieux stéréotypes qui leur collent encore à la peau, comme celui du vieux sage, du guerrier sanguinaire ou de l’écolo mystique. Ils nous proposent d’en rire, certes, mais surtout de toujours être conscients des schémas mentaux et des contextes socio-politiques auxquels ils appartiennent. Et, surtout, ils nous invitent à multiplier les points de vue en nous tournant toujours davantage vers les œuvres cinématographiques autochtones qui nous permettent de découvrir de nouveaux regards sur le monde. « Un nouvel âge du cinéma autochtone est né » nous rappelle Neil Diamond à la fin de Reel Injun, évoquant le surprenant et magnifique film de l’Inuit Zacharias Kunuk, Atanarjuat. Et Jesse Wente de conclure : « ces films révolutionnent l’image des autochtones dans le monde. On a quelque chose à dire, on a un rôle à jouer. Voir tout ça de mon vivant, c’est très encourageant. Ce n’est pas évident aujourd’hui mais dans des années, des critiques bien plus importants que moi pourront en parler. Ils pourront vraiment dire ce que ces films ont signifié. » Reel Injun ? Un film à voir et à revoir... sans modération !

Sophie Gergaud

Voir en ligne : En savoir plus sur la revue C@mérindien

[1« Neil Diamond, un Cri dans les coulisses d’Hollywood », Sylvie Brieu, Un regard sur le monde, National Geographic, Avril 2011.

[2Xavier Kataquapit, Cri du Canada, est l’auteur du livre Stories of the Cree et chroniqueur du célèbre journal autochtone Under The Northern Sky.

[3Lydia Ponce est l’auteure de la déclaration Depiction of Indigenous Peoples in Twilight Outrage Native Americans, postée le 13 janvier 2009 sur Indigenous Portal et reprise abondamment par la presse, soulevant ainsi une controverse importante autour du film Twilight.
Pour lire la déclaration : http://www.indigenousportal.com/Entertainment/Depiction-of-Indigenous-Peoples-in-Twilight-Outrage-Native-Americans.html [dernière consultation 1/01/2012].

[4Voir à ce sujet des forums de discussions sur Taylor Lautner et Twilight comme par exemple Native Vue Film and Media (http://www.nativevue.org/blog/?p=835 – dernière consultation 1/01/2012).

[5L’attribution du rôle de Jacob Black n’a pas été la seule à provoquer le mécontentement d’une grande partie de la communauté amérindienne. Au début des tournages, sur l’ensemble des personnages appartenant à la tribu des Quileutes, seuls deux étaient joués par des acteurs amérindiens... Voir à ce sujet plusieurs articles postés sur notre site faisant état des différentes controverses au sujet du casting de Twilight.
(6) Jesse Wente est ojibway. Il est critique de cinéma pour CBC Radio à Toronto depuis plus de dix ans. Il est également chroniqueur dans Q, l’émission sur les arts et la culture du Canada sur CBC. Il est membre du comité de programmation du festival international de Toronto ainsi que du festival autochtone ImagineNATIVE Film + Media Arts.

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